Claude Poissant
Directeur artistique

Crédit: Jean-François Brière

C’est le 100e Cahier. Ni insistance ni nostalgie, ce nombre est le simple écho du dynamisme et de l’utilité de ces compléments littéraires aux oeuvres qu’on y joue. Les Cahiers, depuis trois ans numériques, en invitant depuis tout ce temps des auteurs à s’interroger sur les spectacles présentés sur nos scènes, sont en quelque sorte la fierté et le paradigme du Théâtre Denise-Pelletier.

Pour ce numéro anniversaire, Stéphanie Cardi propose les plumes et claviers de dramaturges, romanciers, poètes, historiens, sociologues et comédiens qui, avec quelques consignes à l’esprit, se dédient aux spectacles qui feront et font déjà l’hiver et le printemps 2018 du TDP.

Manon Dumais retrace un peu de l’ère victorienne d’Emily Brontë dont s’est inspirée Fanny Britt pour créer ce Hurlevents aux amours orageux, Britt nous partage une journée de sa vie et crée un pont entre deux époques, alors qu’Amélie Dallaire évoque l’amour au temps du numérique et que les comédiens de la pièce se penchent sur leur sens de l’éthique.

Du côté Shakespeare, outre l’Abécédaire exhaustif de Guy Beausoleil, Frédéric Bélanger et Steve Gagnon s’emballent pour leur Songe d’une nuit d’été, Bernard Lavoie nous en explique la désinvolture, Dany Boudreault entraîne le personnage de Puck sur le Mont-Royal et Michel Coulombe revisite l’âge d’or d’Hollywood.

Les spectacles de la Salle Fred-Barry et la reprise de L’orangeraie ne sont pas en reste : Sara Fauteux, Marianne Dansereau, Konwatsitsa:wi Meloche, Monique Gosselin, Guillaume Lambert, Jon Lachlan Stewart, Jacques Newashish et Soleil Launière, entre autres, nous rapprochent des oeuvres en nous racontant des histoires de pensionnats, en observant nos deux solitudes, en laissant la fiction ébranler la télé-réalité et en ouvrant la route au Scriptarium, la nouvelle aventure du Théâtre Le Clou. De plus, Jonathan Harnois, en relisant Minuit de Marie-Hélène Larose-Truchon, se plait à resituer quelques usages langagiers.

Tous ces animateurs de mots et allumeurs de débats sont là pour participer à ce rassemblement des huit prochains spectacles au coeur de cet ancien cinéma Granada devenu, il y a 40 ans cet automne, le Théâtre Denise-Pelletier.

Ce Cahier d’hiver est celui des dérives littéraires, des fictions et des confidences. En émergent, en un seul clic, un peu plus de connaissances qu’on appelle aussi parfois lumière. Une lumière qui, si l’on veut, se partage au moins jusqu’au printemps.

Claude Poissant, directeur artistique

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