Le parvis de la Salle Fred-Barry est constitué d’une œuvre d’art public intitulée La (les) Leçon(s) plurielle(s) de l’artiste Rose-Marie E. Goulet.

 « Pour cette œuvre, j’ai décidé de mettre en scène un texte canonique de l’histoire du théâtre contemporain. Le motif de l’œuvre s’est imposé suite à la remémoration d’une expérience théâtrale qui m’a marquée dans ma jeunesse. L’envolée verbale de ce texte quasi classique, à la pointe de l’absurde, de l’abstraction extrême et de la folie, m’est ainsi revenue à l’esprit non seulement comme texte mais aussi comme décor. Dès lors, ma démarche a consisté à fournir (…) tous les indices nécessaires pour en rappeler le titre et en identifier l’auteur. À l’exemple d’œuvres antérieures, cette proposition fait usage de mots comme matière première. Le texte est en quelque sorte «scénographié ». Les didascalies de l’auteur sont à la fois disposées et déposées sur le texte. Chacune de ces indications sert à construire des objets ou des lieux auxquels l’auteur renvoie dans son texte. » (Rose-Marie E. Goulet)

Cette œuvre a été réalisée dans le cadre de la subvention liée au Programme d’intégration des arts à l’architecture. Cette mesure du ministère de la Culture et des Communications exige qu’un montant, équivalent à 1% du budget de construction ou d’aménagement d’un bâtiment,  soit consacré à la réalisation d’une œuvre d’art inspirée de l’architecture et de la vocation du lieu. 

Rose-Marie E. Goulet, artiste

Rose-Marie Ekemberg Goulet est impliquée en art public depuis le début des années 1980. Ses projets d’installation-intervention et d’intégration, permanents et temporaires, procèdent d’une réflexion sur l’expérience du paysage et de la déambulation ainsi que d’une appropriation des codes et des langages des lieux d’intervention. Parmi la trentaine d’œuvres qu’elle a produites, mentionnons Nef pour quatorze reines (1999), le monument commémoratif de la tragédie de l’École polytechnique, et Point de fuite (2007-2008), une intervention multisensorielle réalisée en collaboration avec l’artiste sonore Chantal Dumas et mise en place à même les murs d’un wagon de métro de la Société de transport de Montréal. Depuis plusieurs années, en plus de réaliser de nombreuses installations, elle est régulièrement invitée à présenter des projets pour divers bureaux d’art public au Canada et aux États-Unis.

INSTALLATION IN SITU